4 Décembre 2014

Nano-satellite IONOSAT

Le nano-satellite IONOSAT

Nano-satellite IONOSAT
Nano-satellite IONOSAT

IONOSAT est un triple cubesat pour mesurer le flux et le spectre des électrons de 1-20 MeV et des gammas dans l'anomalie sud atlantique et les cornets polaires.

La mission du nano-satellite IONOSAT consiste à mesurer la luminescence de l'oxygène à la longueur d'onde 630 nm depuis une orbite permettant d'obtenir des durées d'observation de plusieurs heures avec des temps d'exposition de plusieurs secondes. L'orbite MEO (environ 20 000 km) semble correspondre au meilleur compromis pour la mission et la réalisation d'un nano-satellite pour démontrer l'utilisation de cette technique de mesure.

Les images acquises doivent avoir une résolution spatiale de 10 km à la surface de la Terre et au Nadir et couvrir la majeure partie du disque terrestre.

En prenant comme exemple le rayon de l'orbite à 29 600 km (type mission Galileo), le Champ de vue (FOV) bord à bord sera de 24,89 ° pour couvrir le disque terrestre complet avec une résolution angulaire de 88,89 secondes d'arc. En raison de la résolution spatiale nécessaire (10 km au nadir), le temps d'exposition pour chaque image ne doit pas dépasser 10 secondes sinon le flou sera trop important en raison du mouvement du satellite.

La durée de la mission envisagée est de deux ans.
Une pré-étude concernant la caméra a été réalisée par Space X (Suisse) et l'IPGP et a permis de :

  • Confirmer la faisabilité d'une caméra miniature ayant les performances attendues pour la mission,
  • Montrer une accommodation possible de l'instrument dans un nanosatellite 3U (10x10x30 cm 3kg et 3W).

Il est évident que des études complémentaires sont à mener au niveau système et nanosatellite pour définir l'architecture complète.

Ce projet sera réalisé par les étudiants de l'Université Paris Diderot (L3-M1-M2 et IUEDD), supervisé par des ingénieurs et scientifiques des trois laboratoires spatiaux d' UnivEarths (IPGP, APC, AIM), avec le soutien du CNES.

Les étudiants de l'IEDD (par exemple maîtrise "Architecture des Systèmes Physiques") seront principalement en charge des aspects système, segment sol et nanosatellite 3U, tandis que les étudiants des formations de STEP et de Physique (par exemple Méthodes Physiques en Télédétection pour le STEP) seront en charge de l'instrument et de l'analyse des données. Le développement de l'instrument sera coréalisé par des étudiants et les laboratoires avec le support de Space X (AC).